mardi 18 octobre 2011

Changement d’ambiance !

Quelques kilomètres après la douane péruvienne, nous arrivons au poste frontière chilien aux alentours de midi.



Nous y passons près de deux heures car les formalités sont longues et laborieuses.Après le contrôle de l’immigration, nous devonsremplir un formulaire décrivant la composition de nos bagages. Le Chili interdit en effetl’importation de toute matière végétale et organique. J’avais déjà vécu cela en Australie mais ici le contrôle est encore plus strict puisque tous les bagages sont ensuite vérifiés un à un aux rayons X. En cas d’omission, cela peut coûter très cher puisque l’amende est de 200 dollars par article. Je vérifie donc n’avoir pas laissé une pomme ou une banane au fond d’une sacoche.
Avant de partir, nous avançons nos montres de deux heures puisque le Chili, qui a une heure d’écart avec le Pérou en hiver, est passé à l’heure d’été ce matin même.
Dès les premiers kilomètres, nous ressentons un choc culturel tant la différence entre les deux pays est immense. Les conducteurs nous croisent et nous doublentdoucement, sans nous klaxonner dans l’oreille et sans nous traiter de gringo, mais en nous saluant chaleureusement.
Après vingtkilomètres le long du Pacifique, nous atteignons la ville d’Arica. Là encore, nous percevons une grande différence. Nous découvrons une ville moderne et une population mélangée mais aussi beaucoup plus éduquée. Ainsi, les gens ne nous regardent pas comme des extra-terrestres,et nous ne provoquons pas un attrouppement à chaque arrêt.  Même si ces attroupements témoignaient souvent d’un enthousiasme et d’un engouement certain pour mon vélo et mon voyage , il faut bien avouer que cela était très usant mentalement, surtout après une journée d’effort. C’estdonc avec un certain soulagement que nous entrons dans un pays “européanisé”, avec un standard de vie plus proche du nôtre. Mais ce confort se paie, les prix étant nettement plus élevés. Nous tournons doncdans la ville pendant un bon moment pour trouver un hôtel peu onéreux puis nous sortons nous pomener dans le quartier piéton, animé en ce samedi soir. Pour la première fois depuis Quito, je me sens comme une personne normale, noyée dans la foule des passants.





Les jours suivants, je profite de cette ville agréable et de ses longues plages pour me ressourcer. Avec Christoph, nous préparons également minutieusement notre itinéraire des prochaines semaines qui doit nous mener jusqu’à San Pedro de Atacama, en passant par la Bolivie. Nous entrons en effet dans la partie la plus sauvage, la plus difficile, mais aussi peut être la plus belle du voyage. Au menu, une ascension de 4.500 mètres de dénivelé, des lacs sublimes, des volcans majestueux, des salars magiques et l’enfer du fabuleux désert du Lipez, le tout en évoluant sur des pistes sablonneuses et rocailleuses à plus de 4.000 mètres d’altitude…

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